Oxanne m’a fait le plaisir, inattendu et bienvenu, d’écrire l’épisode 2 que j’appelais de mes vœux en introduction à l’épisode 1 que vous pouvez lire ou relire ici ! Ainsi il y a maintenant une grande chance que cette histoire ne se termine pas prématurément, et connaisse des développements dignes d’intérêt…
A genoux, à ses pieds, le regard baissé, elle ne lui laisse voir que ses cils chargés de rimmel qui papillonnent. Des reflets rubis jaillissent de son verre quand elle le porte à ses lèvres, des éclats de passions pas encore consommés. Une légère “chair de poule” parcourt ses épaules, à la limite du frisson, un mélange de désir et d’appréhension. Elle sourit, c’est une sensation nouvelle pour elle mais elle aime, elle joue le jeu, son jeu.
L [épisode 3] par iXéo :
ambiance musicale :
Maintenant elle sait, et je sais qu’elle sait…
Je sais, grâce à ce demi-sourire, bien qu’elle soit toujours au bord des larmes…
Nous savons tous les deux qu’un jeu étrange et dangereux vient de commencer, et qu’elle en accepte les règles, mes règles…
Je veux, je vais la conduire en enfer, mais je ne suis pas pressé…
Je laisse mon esprit vagabonder, pendant ce temps elle doit garder les yeux baissés, et elle le sait…
Je songe à de vieux airs d’opéras italiens, rien n’a changé…
Je suis sur un morceau d’autoroute quelque part entre Munich et Regensburg, rien n’a changé…
Combien de minutes ont passé ?
Nos verres sont vides, et il fait un peu plus froid que tout-à-l’heure…
Elle est toujours agenouillée à mes pieds, nue, et elle attend…
Qu’attend-elle pour aller remplir à nouveau nos verres ?
Est-ce d’elle-même qu’elle a le plus peur ?
Elle est nue, mais c’est moi qui frissonne…
Avant d’ouvrir une porte qui sera sans retour…
Tout récemment, j’ai offert une ballade en ville à mon 50mm f/1.8 dont voici un premier aperçu :
Pour moi qui ne suis pas très habitué aux focales fixes, c’était un peu un exercice de style, presque une autre façon de faire des photos. Dans un premier temps, je me suis senti comme frustré par l’impossibilité d’ajuster le cadrage par un rapide coup de zoom. Je crois que tout photographe revenant au 35mm ou au 50mm après une longue période d’utilisation de zooms me comprendra ! Mais une fois cette frustration initiale dépassée, j’ai (re)découvert le vrai plaisir de la nécessité de soigner le cadrage autrement que par un changement de focale approximatif, de mieux tenir compte des perspectives, bref de penser la photo, de se projeter dans l’avenir de l’image, avant d’appuyer sur le déclencheur. Le plaisir de construire…
De fil en aiguille, par un de ces étranges cheminements dont l’esprit humain a le secret, cette (re)découverte m’a amené à une réflexion, à un parallèle, sur un sujet qui préoccupe et passionne une partie de mon entourage proche (familial notamment) : « Vais-je refaire ma vie ? » Première observation : a-t-elle donc été à ce point «défaite», ma vie, pour qu’il soit besoin que je la «refasse» ? Plus sérieusement : bien sûr, une séparation puis un divorce après 18 ans de vie commune avec la même femme, ce n’est peut-être pas un chantier de démolition, mais ça laisse quelques traces, quelques balafres. Mais il y a d’autres occasions dans la vie de se faire de belles cicatrices ! Le plus important, c’est que ça laisse de la place, ça laisse un espace, dont on ne sait pas trop ce qu’on doit en faire…
On peut choisir les rapides changements de focale, le parcourir en tous sens, cet espace, le survoler en papillonnant d’une amante à l’autre. « Une de perdue, dix de retrouvées ? Une femme dans chaque port ? » Vous pouvez dire ça, après tout ce n’est pas si loin de la réalité; vous pouvez dire ça, à condition de ne pas l’assortir d’un clin d’œil grivois trop appuyé. Vraie liberté ou liberté illusoire, cette option a été la mienne jusqu’à présent. Elle m’ennuie ? Hop, un coup de zoom, je vais voir ailleurs où l’herbe est, paraît-il, plus verte ! Elle ne me donne pas assez ? Hop, un coup de zoom… Elle est vraiment trop chiante ? Hop, un coup de zoom. J’allais oublier : je l’ennuie, je ne lui donne pas assez, je suis vraiment trop chiant ? Hop, c’est elle qui donne un coup de zoom ! Eh oui, ça arrive aussi…
Ou alors, on peut choisir la focale fixe, prendre la mesure de cet espace, en organiser le partage, envisager les perspectives d’une relation, se projeter dans son avenir - sans pour autant renoncer aux plaisirs turbulents de l’instant présent. (Re)découvrir le plaisir de bâtir à son rythme. (Re)découvrir le désir de l’engagement, envers soi et envers l’autre, pour le Meilleur et pour le Pire. Au cours des quatre dernières années, je n’ai rencontré qu’une femme ancrée dans ce souhait de construire et de s’engager. Ce n’est pas une excuse, mais je n’étais pas prêt. Alors j’ai pris grand soin de casser cette relation sans retour possible. Les arguments étaient faciles, à commencer par une soi-disant trop grande différence d’âge; les moyens encore plus faciles, comme céder à d’autres tentations…
Aujourd’hui, je le regrette. Je ne suis peut-être pas plus «prêt» qu’à l’époque. Le serai-je jamais ? Mais je regrette de ne pas avoir donné sa chance à ce «possible». Je regrette, Marianne, de ne pas t’avoir donné «ta» chance, toi qui y croyais tant. Je sais, parce que tu me l’as dit, et que tu l’as dit à d’autres, que tu m’as pardonné. Tu étais la douceur et la confiance. Je ne sais pas si, là-bas au fond de l’Amazonie où tu as choisi de continuer ta route, tu liras un jour ces lignes. Petite Marianne, douce Marianne, je te dédie quand même ce billet, qui témoigne que ce que tu as semé n’est peut-être pas tout-à-fait mort en moi…
La sensibilité à l’élégance est pour moi un guide, au même titre que l’éthique ou la déontologie. Un guide qui peut faire de moi un papillon virevoltant autour de la lumière qu’elle représente, autant qu’il peut me faire passer mon chemin avec indifférence si je la sens absente. Naviguer d’une élégance à l’autre, revenir vers l’une, repartir à nouveau, une ligne de vie ? Pourquoi pas ? Je crois qu’il en existe de pire… Homme aimant les femmes par-dessus tout, je conjugue l’élégance exclusivement au féminin. C’est réducteur ? Certainement, mais je l’assume. C’est donc sur l’élégance des femmes, perçue par l’homme que je suis, que j’écris ici. Homme d’image aussi, j’avoue être sensible aux apparences. C’est superficiel ? Sans doute, mais je l’assume tout autant.
Et pourtant, à mes yeux, l’élégance vraie n’est pas vestimentaire. Je dirais même qu’elle est tout, sauf vestimentaire. Je ne suis guère plus attentif à la tenue d’une femme qu’à la mienne, ce qui n’est pas peu dire ! Les «fashion victims» affichées sont le plus souvent aux antipodes de ce que j’appelle l’élégance. L’extravagance est aussi, presque toujours, l’antithèse de l’élégance. Celle-ci est… ailleurs. Elle est parfois tout entière dans un détail, concentrée dans celui-ci; parfois elle est une aura, irradiant sans origine identifiable. Elle est parfois facile à définir, donc possible à reproduire, voire à provoquer; parfois impalpable, inexplicable, éphémère et fugitive. Elle s’adresse parfois à un seul sens; parfois à tous en même temps.
Naturelle ou recherchée, l’élégance est… verticale ! Celle qui est élégante aux yeux de l’autre s’élève, de même qu’elle élève celle ou celui qui la ressent élégante. Bien sûr, la séduction découle souvent de l’élégance, mais elle n’en est pas toujours la motivation. L’élégance ne connaît ni la morale, ni les tabous, ni la pudeur, ni la décence. Elle peut tout autant s’y conformer que les ignorer superbement, par choix, ou par hasard. La plus extrême indécence peut être sublime élégance. L’élégance, un peu comme un parfum, se glisse partout. Elle peut se loger dans le regard, dans l’écriture, dans la façon de se dénuder, dans celle de se retourner, dans n’importe quelle habitude apparemment banale; la liste des possibles est évidemment infinie !
L’élégance est aussi dans le mouvement. Son essence même est mouvement. Celui de la perte d’équilibre, l’élégance est alors désordre et fragilité; celui du retour à la stabilité, l’élégance est alors force et sérénité; celui de l’élan spontané vers l’inconnue, l’élégance est alors aventure et promesse de possibles frissons. L’élégance est dans l’ouverture, dans le chemin vers l’autre, jamais dans le repli sur soi. Encore moins dans l’indifférence.
L’élégance n’est pas si rare, mais elle n’existe que par le regard de celle ou celui qui la perçoit comme telle. En toute subjectivité !
L’élégance est souvent inattendue, parfois surprenante. C’est heureux. Mais chaque amoureux de l’élégance a aussi, dans sa quête de celle-ci, quelques préférences personnelles, quelques «constantes», pour ne pas dire quelques obsessions ! Elles sont quelquefois interprétées, à tort, comme une sorte de fétichisme. A tort, parce que le fétichisme s’inscrit dans un contexte mystique ou sexuel, quand la recherche de l’élégance est «seulement» la poursuite de l’harmonie. Naturellement, il serait néanmoins naïf de croire que cette cloison est étanche, et que les glissements ne sont pas fréquents…
«L’élégance est toujours noire.»
(Françoise Giroud, dans «Mon très cher amour»)
Qu’il me soit donc permis, après toute cette théorie, d’évoquer quelques uns de mes critères d’élégance. Libre à vous d’y voir au contraire l’expression de la perversité ou du fétichisme. Ce ne sont, pourtant, que des préférences générales sans arrière-pensée, qui dans mon esprit ne s’appliquent pas à la seule sphère intime et sexuelle, et que je revendique comme telles. Faut-il ajouter que, bien sûr, il s’agit de préférences très personnelles, forgées par des émotions et des expériences, que chacun(e) d’entre vous peut aussi bien partager que rejeter ?
Conséquence, sans doute, de ce que j’appelle verticalité, je trouve qu’une femme est toujours plus élégante debout. Plus que quand elle est assise ou couchée, le regard est alors invité à s’élever jusqu’à croiser le sien. Et c’est alors que l’étincelle de l’harmonie peut se produire !
Autre critère, dont je suis bien conscient qu’il flirte plus étroitement avec le fétichisme : une femme est toujours plus élégante pieds nus; j’ai même été tenté d’écrire : une femme ne peut être élégante que pieds nus ! Très peu de choses me donnent une sensation d’harmonie aussi nette que la présence ou la compagnie d’une femme évoluant pieds nus, que ce soit dans l’intimité de son domicile, au restaurant, ou dans les rayons du supermarché !
Et enfin, une évidence qui vous fera sûrement sourire, et me considérer comme un lamentable voyeur : une femme est toujours plus élégante nue qu’habillée, toute nue (j’aime cette expression), idéalement sans bijoux, sans accessoires, même décoiffée; j’aime surtout voir une femme nue bouger, marcher, venir ainsi à moi ou s’en aller ainsi. Même sans intention sexuelle, en tous cas en dehors d’elle. Juste pour la perfection de l’instant. Une de mes principales frustrations de photographe, quand je travaille avec un modèle féminin, réside d’ailleurs dans la difficulté de capter une femme nue en mouvement : en intérieur, l’espace manque toujours; en extérieur, les contraintes sont tellement nombreuses qu’il est bien difficile de les surmonter toutes à la fois pour une séance, et peu de modèles y sont prêtes et préparées. Les grands espaces américains ou australiens ont du bon…
«Une femme élégante ne porte pas de bijoux.»
(Jacques Chardonne, dans «Ce que je voulais vous dire aujourd’hui»)
Et l’élégance, plus d’une fois, s’invite alors que ses critères sont bafoués. Ainsi soit-il !
J’aime la forêt.
A cause de sa verticalité…
C’est un des très rares endroits où je ressens encore la possibilité d’une élévation.
La forêt est la plus belle église qui soit, parfois humble chapelle, parfois grandiose cathédrale.
La forêt est tolérante, elle accueille avec la même discrétion la luxure et la prière.
Et puis au coeur de la forêt, il est si facile de rêver d’une rencontre inattendue.
Et il suffit d’un peu de brouillard pour avoir la certitude qu’elle a eu lieu !
C’est aussi un des plus beaux écrins que je connaisse pour le corps d’une femme.
J’attends celle qui m’écrira « Prends-moi… »
Pas « Baise-moi ! » et pas « Aime-moi ! »
J’attends celle qui osera vouloir être prise !
Je l’ai longtemps attendue…
Puis j’ai renoncé à l’attendre !
Et voilà que je l’attends à nouveau…
J’attends celle qui m’écrira « Prends-moi… »
Je dis bien : celle qui d’abord me l’écrira !
Ensuite seulement elle pourra le dire à haute voix.
Au fond je n’attends que deux petits mots…
Avec un trait d’union et trois points de suspension.
J’attends celle qui osera désirer être prise !
J’attends celle qui m’écrira « Prends-moi… »
Je lui fais par avance le serment qu’elle sera prise.
Un instant, un jour, un mois, un an… Qui sait ?
La durée importe peu. Elle aura été prise…
Les deux petits mots et le trait d’union sont éternels.
Et l’éternité est dans les points de suspension !
J’attends celle qui m’écrira « Prends-moi… »
Pas « Baise-moi ! » et pas « Aime-moi ! »
Je laisse cela à d’autres qui le feront mieux que moi !
Ou à ceux qui déjà l’ont fait mieux que je ne le ferais…
Est-ce que prendre c’est plus que baiser ?
Est-ce que prendre c’est moins qu’aimer ?
J’attends celle qui m’écrira « Prends-moi… »
Elle sera prise selon mon bon vouloir, jamais le sien.
Je la prendrai avec mon silence autant qu’avec mes mots.
Je la prendrai avec mes mots autant qu’avec mes mains.
Je la prendrai avec mes mains autant qu’avec mon regard.
Un an, un mois, un jour, un instant… Qui sait ?
J’attends celle qui m’écrira « Prends-moi… »
Qu’elle soit toute de noir vêtue ou nimbée de blanc…
Qu’elle soit femme affirmée ou fragile adolescente…
Qu’elle soit pourquoi pas l’une et l’autre à la fois…
Si elle ose écrire les deux petits mots, c’est elle !
Elle a qui je fais le serment qu’elle sera prise.
Qu’elle sera toute à moi, c’est-à-dire qu’elle sera moi.
Que je serai elle…
Un an.
Un mois.
Un jour.
Un instant.
Il y a longtemps que je ne crois plus à la Muse unique, éternelle, intemporelle.
Muse est pour moi un mot à mettre nécessairement au pluriel. Muses, donc !
Mes modèles ne sont pas toutes Muses, et toutes mes Muses ne sont pas modèles.
Un modèle donne. Un peu de son temps. Un peu de son image. C’est déjà beaucoup.
Une Muse se donne, mais une Muse reçoit aussi. Et c’est ainsi qu’elle inspire.
Une Muse ne dit jamais non, mais une Muse ne dit pas toujours oui…
Une Muse n’est pas toujours nue, mais une Muse n’est jamais complètement vêtue…
Une Muse sait se taire, mais une Muse sait parler, et surtout sait écrire !
Je dédie ce blog nouveau-né à toutes mes Muses !
Je le dédie à chacune d’entre elles, Muse d’un instant ou Muse d’un an…
Qui a été, est, sera, redeviendra, l’essence d’un espace-temps…
D’un espace et d’un temps passé, présent, à venir !
Par ordre alphabétique, aucune originalité, mais aucune hiérarchie :
Cécile
Claire-Sara
Cléo
Elisabeth
Elodie
Emilie
Emily
Fabienne
Isabelle
Joy
Julianne
Marianne
Maryon
Mélissa
Michelle-Louise
Renata
Volcane
N’est-il pas écrit quelque part que les dernières seront les premières ?
bien sûr le court texte qui suit est une fiction…
mais si une femme se reconnaît plus ou moins dans ce rêve, qu’elle me fasse le plaisir d’écrire l’épisode 2…
peut-être ensuite écrirai-je l’épisode 3…
et ainsi de suite !
La très sage L. me reçoit dans une tenue aussi inattendue que suggestive.
Chemisier blanc généreusement déboutonné sur un soutien-gorge noir transparent, jupe ultra-courte, pieds nus.
Autant d’invitations.
J’accepte le verre qu’elle me propose, mais je lui dis sans sourire qu’elle n’est pas assez dévêtue pour le servir.
Dans un éclat de rire elle me demande si je plaisante.
Je réponds que non.
Elle rougit imperceptiblement, ne rit plus.
Silencieusement, à deux mètres de moi, elle se défait de son chemisier, de son soutien gorge, de sa jupe.
Désignant son string :
- Je dois…… aussi ?
- Oui.
Je la sens au bord des larmes, mais le triangle de tissu noir tombe à ses pieds.
Elle m’apporte mon verre.
Je m’assois sur le canapé.
Elle s’agenouille à mes pieds.
Je resterai habillé.
Elle restera nue.
Avons-nous dormi ? Avons-nous rêvé ?
Le temps où le Rituel a été suspendu
se compte-t-il en secondes ou en siècles ?
Comme il est étrange que ce soit
très précisément à l’instant où
j’ai eu la sensation illusoire de
me libérer de l’emprise des brumes
que tout a basculé dans le Néant.
Un Néant fort heureusement provisoire,
puisque me voici à nouveau conscient,
en ce lieu qu’ailleurs on appelait,
ou appelle, ou appellera Cathédrale;
en ce lieu multiplement habité,
par les statues blafardes,
par les brumes omniscientes
nées du cœur vivant des Marais,
par les pouvoirs de la Grande Prêtresse,
par cet autel noir et glacé surtout,
cet autel où vous êtes exposée nue,
ouverte, absolument indécente.
Quand l’indécence est absolue,
est-elle encore indécence ?
Je reprends peu à peu mes esprits.
J’ai le souvenir d’une pluie battante,
mais maintenant il neige lentement.
Et l’atmosphère est plus glaciale
que jamais. La pensée que le froid
vous est certainement une torture
effleure ma conscience, mais
je ne m’y arrête pas; la compassion
n’a pas sa place ici et maintenant.
“On” (la Grande Prêtresse ?
les brumes ? les statues ?
je ne saurais le dire…)
m’entrouvre les portes de votre
esprit, sans doute pour que
je sois envahi par l’immensité
de votre Blasphème : vous avez osé
penser ? croire ? désirer ? rêver ?
que le Rituel pourrait s’accomplir
sans la Grande Prêtresse !
Et je n’ose répéter ici
à quoi d’autre vous avez osé
penser ? croire ? désirer ? rêver ?
Difficile pourtant d’échapper
à la conviction que vous allez
me permettre de faire entrer
le Rituel dans une nouvelle ère…
Impossible pourtant d’échapper
à la certitude que d’une façon
ou d’une autre, et probablement
de bien des façons différentes,
vous serez mienne…
Votre Blasphème est-il la cause
de la suspension du Rituel ?
Répondre à cette question
n’est pas en mon pouvoir.
Je peux seulement décider
de ne pas le retenir contre vous.
À moins, que plus tard,
vous ne revendiquiez
la volonté d’en subir
toutes les conséquences…
Le Rituel doit maintenant
reprendre son cours. “On” peut
maintenant me refermer les portes
du secret de vos pensées.
La prochaine fois, c’est vous-même
qui me les ouvrirez…
Je m’approche lentement de l’autel,
je contemple longuement le ballet
des flocons qui dansent avant
de mourir sur votre corps pâle.
Du bout du doigt, pour la toute
première fois, je vous touche,
j’effleure votre peau blême…
Vous êtes glacée et cela me plaît.
Mon doigt glisse entre vos seins,
virevolte jusqu’au nombril,
s’approche de……