Archives pour la catégorie “Femme(s)”


j’apprends, petit à petit, ce que veux dire être présentée, aux amis, voire à la famille…
être présentée, c’est toujours me montrer nue, complètement nue, et en pleine lumière…
être présentée, c’est souvent recevoir sur mon anatomie des commentaires très… crus…
être présentée, c’est parfois être «invitée» à entrouvrir mon sexe avec mes doigts…
être présentée, il arrive que ce soit pire…

mais être ainsi présentée, c’est toujours un honneur…

Lanovia
   photo © Lanovia Lumanauw

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My Kirsi
   [My Kirsi] © Alexander Bergström (modèle : Kirsi)

ambiance musicale :

L’été (Bernard Lavilliers)

Le ciel plombé annonce l’orage imminent, ce que confirme la pesante moiteur de l’air ambiant…
Elle descend l’avenue d’un pas léger et insouciant, pieds nus, ses chaussures à la main…
Le décolleté de son chemisier n’évite l’indécence que grâce à la charmante insignifiance de sa poitrine…
De mon balcon du premier étage, je la suis des yeux, subjugué par sa démarche dansante…
Le premier coup de tonnerre la surprend et lui arrache un petit cri d’animal blessé…
Elle s’arrête et surprend mon regard insistant, qu’elle affronte en riant, elle n’a plus peur…
Au moment où commence à s’abattre sur elle la pluie d’orage, tiède mais lourde, violente…
En un instant elle est trempée, son chemisier devenu transparent lui fait comme une seconde peau…
L’une après l’autre, elle me lance ses chaussures, avec une étonnante précision…

Une minute plus tard, j’ouvre ma porte, elle est déjà sur le palier, en train d’ôter son chemisier…
Dehors, l’orage se déchaîne…

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Galatea Entablature
   [Galatea Entablature] © Faye Yerbury (model : Ulorin Vex)

Le mois de Juin aura donc passé sans que j’écrive un seul mot ici…

Pourquoi ?
Parce que je déteste écrire pour ne rien dire…
Parce que le plus important était de continuer à construire la réalité…

Édicter les règles pour elle, les mettre à l’épreuve du quotidien, telle a été ma priorité tout au long de ce mois de juin…
Beaucoup de réflexion, d’attention, d’énergie, toutes mobilisées pour ne pas nous engager dans de mauvaises directions…

Le temps du silence et de la réserve est maintenant passé !
Celui de réanimer cet espace après un mois d’inactivité est venu…
Place à la lumière.

Merci à tou(te)s de votre patience…

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   photo © iXéo

J’ai appris ce matin le décès de ma grand-tante, à l’âge de 94 ans.
Certes, à cet âge, il est difficile de parler d’injustice…
Mais ça me fait quand même un bleu à l’âme…
Je l’aimais bien, et je crois qu’elle m’aimait bien aussi !
Je crois aussi qu’elle m’a toujours compris, mieux que bien des gens plus jeunes…
Peut-être parce que sa vie difficile lui avait inspiré une grande indulgence.
Malgré mon bleu à l’âme, je n’ai pas envie d’être trop triste.
Parce qu’elle, toujours si gaie et prête à rire, en aurait été désolée.

On m’a dit que tu es partie paisiblement, j’en suis heureux.
Je ne pourrai pas être là mardi, et je le regrette terriblement…
Mais je viendrai bientôt t’apporter une de ces fleurs que tu aimais !
J’espère que tu reposeras en paix au fond de la campagne creusoise.
Tu l’aimais tant, cette campagne…
Au revoir, Paulette, tu vas me manquer !

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This Time
   [This Time] © Stephen Melvin (modèle : Jessa)

«This Time» est le titre de cette photo… Cette fois…
Cette fois, je vais faire le bon choix, ou plutôt je vais choisir, tout simplement, et ne pas fuir…
En fait, le futur, même immédiat, est de trop… J’ai déjà choisi !

Je l’ai choisie…

Cette fois, la réalité rencontre étrangement la fiction…
Côté pile, L. se prépare à vivre d’inoubliables aventures, en quête de sa lumière !
Côté face, ML trouve sa place dans ma vie…

C’est une rencontre, un hasard peut-être (ou peut-être pas…), pas une confusion.
Dans la vraie vie, ML a ses motivations, ses désirs, ses fantasmes, tous bien à elle !
Au-delà de certaines apparences, ce ne sont pas ceux que je prête à L. dans «L’invitation»

Pour ne citer qu’une différence, L. n’a pas besoin de règles, L. ne veut aucune règle…
Comment, dans un cadre prédéfini, explorer librement la terra incognita de ses plus sombres désirs ?
ML, au contraire, veut des règles… ML, probablement, a besoin de règles pour installer ses désirs dans la réalité…

Même si je n’ai rien écrit récemment, je n’oublie pas L. et «L’invitation»
L. mérite que je ne l’abandonne pas, et je ne l’abandonnerai pas, elle doit seulement accepter une temporaire mise entre parenthèses !
Elle ne peut que comprendre que toute mon attention doit, pour le moment, être concentrée sur ML et sa nouvelle place dans ma vie.

Je termine avec mes sincères remerciements à Métastable qui m’a fait l’honneur et le plaisir de choisir une de mes photos pour illustrer son dernier texte

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Sonata for the lonely
   [Sonata for the lonely] © Nirelleth

Je m’étais promis d’écrire ici ce soir…
Je crois même que j’avais deux ou trois choses importantes à dire…
Mais voilà ce soir une femme a tout changé…
Ce soir une femme m’a bluffé…
Avec juste trois couleurs…
Le noir du piano…
Le blanc de sa peau…
Le bleu de ses mots…
Sans parler du grave inattendu de sa voix…
Si embarquer a un sens…
Je veux dire monter dans un bateau qui t’emmène ailleurs…
Alors elle m’a embarqué…
Alors ce soir, c’est moi qui m’incline devant elle…

Moi qui n’aime pas les règles, je satisferai son vœu…
J’en édicterai pour elle…

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il faut bien que je dise quelque chose
seulement voilà moi je suis plus douée pour les traits que pour les mots
déformation professionnelle sans doute
plus douée avec un crayon (ça s’appelle AutoCad un crayon de nos jours) qu’avec une plume
sauf que les ailes du désir se sont ébrouées
sauf que les ailes du plaisir se sont déployées
et en général les ailes sont faites avec des plumes
alors je fais quoi avec toutes ces plumes
avec les plumes on s’envole
on monte au ciel
le septième de préférence
avec les plumes on écrit aussi
alors je fais un petit effort

il faut bien que je dise quelque chose
et il paraît que j’ai le droit de tout dire
mais quand même moi je suis juste invitée ici
alors je sais pas trop si je peux dire tout et surtout n’importe quoi
surtout que comme dirait mon père je suis un peu foutraque
on dit que ça fait partie de mon charme

il faut bien que je dise quelque chose
et voilà je me noie dans les précautions oratoires et du coup j’ai encore rien dit
déjà il faut que je rattrape le temps perdu
alors je vais faire vite vite vite
je vais juste vous dire deux trois choses
celles qui font battre mon cœur et palpiter mon esprit

voilà
vingt-cinq ans après avoir cligné des yeux la première fois
j’ai trouvé ma place
à côté de lui
avec lui
pour le plaisiiiiiiiiir (herbert, si t’existais pas, faudrait t’inventer)
ouiiiiiiiii
mais pas rien que pour le plaisir (putain j’en ai marre de taper des iii)
toute ma place
et puis si des fois on pleure au lieu de se marrer
c’est pas bien grave du moment qu’on pleure ensemble
l’alchimie des larmes mêlées est une science encore mal connue
on sait pas trop d’où ils viennent ces trucs brillants dans les pleurs mélangés
qui font que le lendemain on ne pleure plus
j’espère quand même qu’on va se marrer plus souvent qu’on va pleurer
j’ai trouvé ma place

voilà (c’est la minute coup de gueule, si ça vous gonfle, vous pouvez zapper)
je hais la vulgarité en images en mots en actes
celui que vous appelez ixéo et que moi j’appelle jean-louis
des fois il fait des photos violemment érotiques
et permettez-moi de vous dire que y a pas que les photos
mais il n’oublie jamais la touche d’élégance un mot qui lui est cher
ce petit je sais pas quoi qui fait que c’est beau au lieu d’être cochon
non je ne m’égare pas c’est juste un préambule aux quelques lignes qui suivent
toi qui pense que je suis trop jeune pour lui
toi qui pense qu’il est trop vieux pour moi (non c’est pas la même chose)
toi qui pense que je suis une petite pute parce que je veux bien être soumise
et je vous dirai pas ici enfin pas encore pourquoi et si c’est plus qu’un jeu
va te faire foutre c’est toi qui es vulgaire

voilà (on redevient positifs, alors zappez pas)
si j’ai bien compris l’usage c’est de mettre une image quand on écrit ici
déjà je fais pas comme le maître des lieux je la mets à la fin
si ça se trouve je vais être bonne pour une punition
mais non je plaisante (quoique)
le photographe il vous dira qu’elle est nulle cette photo techniquement
moi je trouve pas en plus faut dire qu’il faisait quasiment nuit et qu’il pleuvait
alors il a quelques excuses vous ne trouvez pas
moi cette photo je l’aime pour ce qu’elle représente
le moment où j’ai déployé les ailes du plaisir
l’instant où j’ai trouvé ma place

les ailes du plaisir
    photo © iXéo / clermont-ferrand / pâques 2009

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   Histoire sans paroles… dédiée à ML…

elliptic memory 1

elliptic memory 2

elliptic memory 1

   [elliptic memory 1 / 2 / 3] © iXéo

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Rappel des épisodes précédents, à lire dans cet ordre :
L. [épisode 1]
L. [épisode 2 & 3]
L’invitation, par Volcane, sur son blog
L’invitation [suite]
L’invitation [le corset]
L’invitation [intermède]
L’invitation [mes mots pour L.]
L’invitation (suite), par Volcane, sur son blog

Pour une lecture plus facile, l’histoire de L. est regroupée dans la catégorie L’invitation


Merci infiniment à Volcane de s’être faite l’interprète des pensées et des mots de L.
C’est à lire ici : L’invitation (suite)

ambiance musicale :

Downtown Train (Tom Waits)


« Restez, je vous en prie. »
Les derniers mots prononcés par L. avant le silence.
Les derniers mots avant une longue contemplation réciproque.
Les derniers mots avant que je ne lui intime l’ordre de se lever.
De venir à moi.

Punished II
   [Punished II] © Ezo

En cet instant, j’éprouve une profonde et sincère admiration pour cette jeune femme. Pour ce qu’elle est et pour ce qu’elle ose. De l’admiration, et du désir aussi. En cet instant, je me dis que c’est moi qui dois ne pas faiblir, ni maintenant, ni plus tard, parce qu’elle ne faiblira pas, jamais. En cet instant, je sais que sa prière pour que je reste est aussi le serment qu’elle se fait à elle-même d’aller jusqu’au bout. Je ne dois pas la décevoir.

L. s’est levée, s’est approchée. Je me lève à mon tour. Elle est debout, nue, à quelques centimètres seulement de moi. Elle baisse les yeux, puis les relève, plante son regard dans le mien. Je perçois une hésitation, puis elle avoue, à voix basse…

« J’ai peur… »

Ayant désormais tout dit, elle baisse à nouveau les yeux. Elle attend. D’une voix neutre, je lui demande si elle a des ceintures.

« Oui, plusieurs… Vous voulez les voir ? Venez… »

Je la suis dans sa chambre. D’un tiroir, elle sort plusieurs ceintures et me les présente. Je choisis la plus fine, lui fait signe qu’elle peut ranger les autres. Je la prends par un bras, je la jette sur le lit, à plat ventre. La ceinture est à la hauteur de mes attentes : elle siffle, puis délivre un claquement sec en s’abattant sur la peau, où elle laisse une marque sévère. Je suis attentif à ne pas frapper deux fois au même endroit, en remontant du creux des reins aux épaules. A chaque coup, L. gémit et se cambre. Une douzaine de marques, obliques, parfaites. Je fais le tour du lit pour frapper dans l’autre sens, pour que les marques se croisent. Une ou deux fois, un peu de sang perle à la croisée de deux marques…

« Tournez-vous ! Sur le dos ! Et fermez les yeux… »

L. s’exécute. Je cingle ses seins, trois fois, trois fois seulement. Assez pour la faire hurler. Puis je me sers de cette ceinture pour lui attacher les chevilles. Je lui caresse doucement les cheveux, je l’embrasse… Elle ne dit pas un mot, mais en cet instant, il est facile de se noyer dans son regard…

« Maintenant, reposez-vous… Je reviendrai demain… »

Je la laisse apprivoiser sa douleur…

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déclaration « politiquement incorrecte » à la sœur que je n’ai jamais eue…

ambiance musicale :

Teachers (Leonard Cohen)

noname
   [noname] © Honza S.C.

déclencheur, à mi-course, bip de l’autofocus

photo
dans mon viseur, elle serait nue, comme une Autre
elle ferait la pornstar, et ça la ferait rigoler
je lui dirais « t’as pas honte » sans le penser

inceste
dans mon lit, elle serait venue, comme une Autre
sans penser à mal, sans penser du tout, baiser
je lui dirais « c’est pas bien » sans le penser

bonheur
au bout du monde, elle serait partie, comme une Autre
sûrement avec un type que je pourrais pas encaisser
je lui dirais « quelle connerie » sans le penser

déclencheur, appuyé à fond, clic-clac de l’obturateur

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