iXéo par Isa

il était une fois dans un pays de béton et d’acier un lutin sans projet,
trop tôt séparé des Isabelle et Elisabeth, fugaces divins refuges,
englouties par la vie et la mort, conservées en argentique et déjà parfaites,
les chevilles œdémateuses et le cœur gros, il dut encore subir la loi des hommes,
tant de noir et blanc, de 0 et de 1, les machines sont si simples !

xénogreffe sur un corps social goinfré d’apparentes utilités, il perdit le petit bras en Y,
portant sur son dos la croix d’André, sur laquelle il finit par fixer celle qu’il élit,
dans son lit, la rivière s’assécha, comme sous la biffure en croix rouge rageuse de la maîtresse,
rature ratifiant la préférence de l’apparence à l’incompréhension légitime,
tel le pansement qui jadis orna le cœur des chevaliers tombés sous le cimeterre,
dernier représentant et corps revisité de celui qui fut sacrifié au devoir,
il choisit de ne concevoir que par l’esprit.

étrange étranger dans sa propre vie, éperdu de savoir, logique et sensibilité cryptique,
enseignant l’argent à ses disciples, il découvrit dans la douleur et son amour et son art,
ce qu’il avait croisé quand il en avait appris les règles, il le vécut quand la Femme l’y plongea,
quand la femme qui aime les femmes aima celle qui gisait en lui,
les femmes à aimer et soumettre envahirent sa vie,
les femmes de papier envahirent ses murs, en autant de collages palpitants,
jusqu’à ce que vienne l’union de ce talent et de l’ordonnancement binaire.

onirique, la production d’iXéo se fait psychanalyse :
miroir de l’affect, l’esthétique parle et vit, elle révèle à la fois le chemin et les talents du créateur,
de l’amoureux photographe de ses camarades d’école à l’époux désorienté qui cherche dans les collages sa vérité,
puis par l’action de quelques fées venues de tous horizons culturels et géographiques, l’efflorescence de la maturité.

Une réponse à “iXéo par Isa”
  1. A mon cher ami

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