Rappel des épisodes précédents, à lire dans cet ordre :
L. [épisode 1]
L. [épisode 2 & 3]
L’invitation, par Volcane, sur son blog
L’invitation [suite]
L’invitation [le corset]
Pour une lecture plus facile, l’histoire de L. est regroupée dans la catégorie L’invitation
ambiance musicale :
Satisfaction (Benny Benassi)
Le retour vers l’appartement de L. ressemble fort à l’aller. La même rue en sens inverse. Le parc, un peu moins fréquenté, en diagonale en sens inverse. Je regarde L. marcher pieds nus à mes côtés. Mon esprit est proche de l’ébullition. Je viens de comprendre que si je ne trouve pas, très vite, le moyen d’obtenir qu’elle me déteste, ne serait-ce qu’un instant, elle sera déçue. Déçue sans le savoir, probablement, mais déçue éternellement. Et nous aurons perdu, tous les deux. Si au contraire je trouve, très vite, le bon moyen, la juste façon de la maltraiter assez pour qu’elle me déteste à cet instant, alors ensuite tout, tout au sens plein et fort du terme, sera possible. Et nous aurons gagné, tous les deux.

photo © Gianni B (modèle : Niki Flynn)
Nous arrivons dans sa rue. Encore quelques pas. Nous arrivons devant chez elle. Encore un instant et il sera trop tard. Je dois faire confiance à mon instinct, maintenant. L’avantage d’une ville de province, c’est qu’une rue comme celle où habite L. est déserte à cette heure. Je la pousse entre deux voitures en stationnement. Je défais rapidement tous les boutons de son chemisier, je le fais glisser sur ses épaules. D’une main ferme je l’oblige à se pencher et à poser ses seins dénudés sur le capot de la voiture de gauche, de l’autre main je relève sa jupe. Presque à voix basse, je lui intime l’ordre de ne bouger en aucun cas. Je prends le temps de contempler ses fesses nues.
Ses fesses nues que je commence à frapper du plat de la main, avec tout l’élan que me permet le recul dont je dispose entre les deux voitures. Trois fois. Une pause. Six fois. Une pause. Neuf fois. J’espère que cette fois mon instinct ne m’a pas trompé, et que je me suis encore rapproché d’elle et de la nuit qu’elle désire tant. Dans un moment, là-haut dans l’appartement, quand elle ne me détestera plus, je lui parlerai. Je lui parlerai longuement…
à suivre…

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