Rappel des épisodes précédents, à lire dans cet ordre :
L. [épisode 1]
L. [épisode 2 & 3]
L’invitation, par Volcane, sur son blog
L’invitation [suite]
L’invitation [le corset]
L’invitation [intermède]
L’invitation [mes mots pour L.]
L’invitation (suite), par Volcane, sur son blog

Pour une lecture plus facile, l’histoire de L. est regroupée dans la catégorie L’invitation


Merci infiniment à Volcane de s’être faite l’interprète des pensées et des mots de L.
C’est à lire ici : L’invitation (suite)

ambiance musicale :

Downtown Train (Tom Waits)


« Restez, je vous en prie. »
Les derniers mots prononcés par L. avant le silence.
Les derniers mots avant une longue contemplation réciproque.
Les derniers mots avant que je ne lui intime l’ordre de se lever.
De venir à moi.

Punished II
   [Punished II] © Ezo

En cet instant, j’éprouve une profonde et sincère admiration pour cette jeune femme. Pour ce qu’elle est et pour ce qu’elle ose. De l’admiration, et du désir aussi. En cet instant, je me dis que c’est moi qui dois ne pas faiblir, ni maintenant, ni plus tard, parce qu’elle ne faiblira pas, jamais. En cet instant, je sais que sa prière pour que je reste est aussi le serment qu’elle se fait à elle-même d’aller jusqu’au bout. Je ne dois pas la décevoir.

L. s’est levée, s’est approchée. Je me lève à mon tour. Elle est debout, nue, à quelques centimètres seulement de moi. Elle baisse les yeux, puis les relève, plante son regard dans le mien. Je perçois une hésitation, puis elle avoue, à voix basse…

« J’ai peur… »

Ayant désormais tout dit, elle baisse à nouveau les yeux. Elle attend. D’une voix neutre, je lui demande si elle a des ceintures.

« Oui, plusieurs… Vous voulez les voir ? Venez… »

Je la suis dans sa chambre. D’un tiroir, elle sort plusieurs ceintures et me les présente. Je choisis la plus fine, lui fait signe qu’elle peut ranger les autres. Je la prends par un bras, je la jette sur le lit, à plat ventre. La ceinture est à la hauteur de mes attentes : elle siffle, puis délivre un claquement sec en s’abattant sur la peau, où elle laisse une marque sévère. Je suis attentif à ne pas frapper deux fois au même endroit, en remontant du creux des reins aux épaules. A chaque coup, L. gémit et se cambre. Une douzaine de marques, obliques, parfaites. Je fais le tour du lit pour frapper dans l’autre sens, pour que les marques se croisent. Une ou deux fois, un peu de sang perle à la croisée de deux marques…

« Tournez-vous ! Sur le dos ! Et fermez les yeux… »

L. s’exécute. Je cingle ses seins, trois fois, trois fois seulement. Assez pour la faire hurler. Puis je me sers de cette ceinture pour lui attacher les chevilles. Je lui caresse doucement les cheveux, je l’embrasse… Elle ne dit pas un mot, mais en cet instant, il est facile de se noyer dans son regard…

« Maintenant, reposez-vous… Je reviendrai demain… »

Je la laisse apprivoiser sa douleur…

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